Et j'ai vu aussi le lever du soleil ◎印卡 譯│Antonine Decossas
Mon imagination
Ne peut pas traverser la zone d'exclusion aérienne
Mon coeur est comme
L'averse qui descend du ciel gris
Et précipite toute chose dans le monde souterrain !
Mais ne me pose pas cette question :
Qui guette mon rêve,
Qui interroge mon murmure,
Qui épie ma fantaisie,
Qui surveille et arrête l'homme à cause de ses pensées
Qui se cache dans le sous-sol de nos vies ?
Mais ne pose pas cette question :
Sur cette terre
De qui suis-je la faute et le crime ?
Ma naissance ici
Rend mon coeur mélancolique
Et un peu indigne ;
Aucun souhait ne me vient à l'esprit, seulement des malédictions !
De jour en jour,
Il me vient de plus en plus de questions ;
Une bombe fait le vide parmi les opposants ;
Mon imagination ne va pas plus loin
Que le sanglotement d'un enfant.
La parole du politicien ;
La figure pâle après le sommeil ;
C'est donc cela, l'action de la justice ?
Ne me pose pas cette question :
Le rêve est prisonnier.
Voyage !
La cendre, pareille aux étoiles parsemées dans le ciel, se répand ;
Je disperse
Mes yeux, mes oreilles, ma bouche
Mes mains et pieds.
Et ne pardonne plus aux autres.
Toutes les langues du monde ne peuvent pas aider
Nos pensées. Nous sommes groupés, comme ces mantes religieuses
Qui, dans leur boite, meurent dès la naissance,
Mais leurs âmes ne sont pas encore arrivées au terme de leur voyage.
Puis vient le matin, ce matin où nous étions encerlé par tant de policiers !
Ces secrets rapportés dans la rue
Et l'ombre du cadran solaire
Contrôlent
Le calme oppressant où toute la ville se trouve encore.